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La culture des lieux

 

Poursuivre l’urbanisation d’un territoire par la création d’habitats, d’activités et d’équipements nouveaux, suppose de s’imprégner des "règles du lieu», telles qu’elles ressortent des analyses et visions transversales et pluridisciplinaires que peuvent mener à divers titre des professionnels (architectes, urbanistes, paysagistes).
L’énoncé par le CAUE Rhône Métropole de quelques recommandations à l’usage des maîtres d’ouvrage publics ou privés, des élus et des professionnels vise à souligner des principes qualitatifs qui tiennent compte de l’identité des lieux et se fonde sur l’expérience acquise en matière de conseil depuis près de trente années. Ils sont garants de la culture urbaine, paysagère et architecturale et doivent nourrir un dialogue sur chaque projet en s’appuyant sur une bonne connaissance de l’endroit considéré et des pratiques sociales qui l’anime.


Règles urbaines et environnementales à l'échelle d'un territoire

 

La voirie et les espaces publics


Concevoir les aménagements de voirie comme des projets de paysages, intégrant la dimension identitaire du lieu.

Respecter la hiérarchie des types de voies par une diversité d’échelles, de vocations et d’usages, de matières, créer des images distinctes selon les lieux.

Prendre en compte les notions de parcours et de séquences pour gérer la progression entre les territoires ruraux et urbains.

Affirmer le caractère urbain des voies dans la traversée des villes, bourgs ou des hameaux. Pour cela marquer les entrées et le changeement de statuts de la route à la rue pour les villes, bourgs et  hameaux.

Veiller à la mixité des usages : piétons, cycles, automobiles et transports en commun.

Aménager les parcs de stationnement comme de véritables espaces publics , notamment à proximité des équipements publics.

Prendre en compte les contraintes d’entretien des espaces publics.

Choisir un mobilier urbain en rapport avec la conception des espaces publics et paysagers, en considérant aussi l’approche nocturne des lieux. S’inscrire dans une temporalité d’aujourd’hui et abandonner un pastiche anachronique.

La construction en villes, bourgs et hameaux


Concevoir la construction de bâtiments neufs en s’appuyant sur la trame parcellaire existante ou reconstituée, la trame viaire, urbaine et paysagère.

Viser la cohérence des morphologies par un gabarit  des volumes en accord avec les volumes existants sauf projet spécifique.

Rechercher si possible la mixité éventuelle des programmes : commerces, locaux artisanaux, bureaux, logements individuels et collectifs...

Veiller à la continuité du bâti sous toutes ses formes possibles y compris lors d’alignements différents, et implanter les constructions le plus près possible des voies d’accès pour limiter l’emprise des voies privées.

Implanter les garages et parkings à proximité immédiate des rues, en particulier sur les terrains en pente.

Préserver l’intimité des espaces privés en utilisant la disposition du bâti et les clôtures comme écrans visuels.

Les lotissements


Concevoir le lotissement comme une opération d’urbanisme et de paysage, en prolongement de la trame urbaine, de la trame végétale et du parcellaire existants.
Pour cela :
• demander avant tout projet, un plan de l’état des lieux, avec la représentation du relief, de la végétation, des chemins, des murs... sur lesquels s’appuiera la conception urbanistique et architecturale du lotissement.
• hiérarchiser les voies selon des critères d’usage, de repérage, de cohérence avec l’environnement sans se limiter à leur fonction de circulation automobile.

Permettre l’accès aux lots privatifs depuis les voies existantes pour éviter d’isoler le lotissement.

Définir et qualifier les limites du lotissement par une limite naturelle ou existante (mur...), ou par un élément végétal.

Utiliser les particularités du site, ses lieux singuliers ou la qualité structurante du relief, et diversifier l’habitat.

Préverdir le lotissement d’arbres de grande dimension en attendant que les jeunes plantations atteignent une taille suffisante.

Choisir les plantations nouvelles dans le souci de poursuivre les continuités végétales existantes et non comme décors.

Les implantations d’activités artisanales, industrielles ou tertiaires


Penser l’espace d’activités comme un paysage pour le structurer, lui donner une identité spécifique et l’inscrire dans la qualité paysagère antérieure du site.

Ordonner la lisibilité des constructions du parc d’activités.

Donner des qualités spatiales aux voies (circulation et stationnement)  adaptées à leurs fonctions et insérées dans le projet paysager.

Promouvoir une véritable qualité architecturale du bâtiment artisanal, industriel ou tertiaire sans surenchère démonstrative.

Associer les espaces de stockage dans la conception de l’espace du lot.

Fixer un cadre directeur  de l’unité d’aspect d’un parc d’activité par un emploi limité de matériaux et couleurs, tout en laissant chaque entreprise libre d’exprimer son identité.

Rechercher une cohérence visuelle et une efficacité de l’information dans les enseignes et la signalétique.

L’évolution des grandes propriétés


Les grandes propriétés marquent quelquefois l’identité d’un territoire ; elles occupent des sites de grande qualité. Il est recommandé de préserver les boisements et les compositions paysagères des parcs et de valoriser les caractéristiques des lieux : murs de clôture et de soutènement, portails et communs, bâti remarquable, éléments d’architecture.

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