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La ville-forêt. Vers une nouvelle culture urbaine du 15 septembre au 18 décembre 2020

Installations artistiques



Sculpture, Awena Cozannet 

"Partir refaire", 2020

Sangles, éléments manufacturés et chaussures de marche cousues, 125 x 125 x H200 cm

 

 

Depuis l’aube des temps, modestement chaque jour se lève différemment.

 

Cette sculpture se présente comme un enchevêtrement de branches ou de lianes, sur lesquelles sont fixés éléments de sac à dos et chaussures de marche qui pourraient être endossés par le regardeur.

Elle est une invitation au déplacement, au renouvellement, au mouvement. Du corps ou de l’esprit, de l’homme ou de l’humanité. Chaque matin, la nécessité du départ. Chaque matin, partir choisir.

Tous ces éléments cousus à la main et à la machine compose un monde. La couleur verte des sangles est intense, comme un fragment de paysage, un jardin. Les lianes sont entremêlées comme une jungle, une pensée à défricher. Les branches, des chemins possibles, un défi, la perspective d’un trajet à parcourir, chaque pas à inventer.

 

Ma démarche est de créer à partir des enjeux de contexte, de rencontres et de matières que je transforme par des gestes simples, nouage, assemblage, couture. Le corps est le matériau. L’origine. Mes paysages de sculptures présentent une lecture abstraite, distanciée, symbolique du monde. La sculpture a une présence physique qui réactive une mémoire archaïque du mouvement. C’est le pouvoir de l’image et la puissance de la matière. Progressivement, la matière devient le sujet de mon travail, un langage du monde, de l’histoire des hommes.

www.awenacozannet.fr

 

Peinture Joël Gangloff

"La forêt", 2020

Dix panneaux imprimés recto-verso sur bâche, format 60 x 300 cm

 

 Juxtaposition de plusieurs peintures, « La forêt » est une installation constituée de dix panneaux imprimés sur les deux faces, suspendus verticalement de façon à ce que le visiteur pénètre un territoire, rentre dans le souvenir d’une sensation de forêt au cœur de la ville…

Rempart, paravent, tapisserie, lice, pan végétal, « La forêt » impose la nature pour ne pas l’oublier. 

Remplir le regard, inciter, impulser le désir de la promenade, la déambulation.

L’architecture perspective, trace de l’homme, apparaît sous forme de repenti, signe, ligne, bassin, mur. Envahis, embroussaillés, recouverts. Le passé est enfoui. D’autres traces désignent le périmètre d’une future construction, plans d’architecture, habitations. Projets d’espaces à débroussailler, élaguer, défricher, creuser. Le présent recouvre. La dualité : prendre la place ou la laisser.

 

Les peintures de Joël Gangloff sont construites sur le réel, mélange de plusieurs photographies et de souvenirs de la sensation prise sur le terrain. Le dessin premier compose la peinture, puis les ombres et les lumières. Un travail de grisaille sur lequel il pose les premières couleurs par couches successives de glacis. Chercher la justesse, la couleur est souvent au-dessus du réel. Déconstruire. Il fabrique le déséquilibre par le choix des teintes, donnant un nouveau regard sur lequel il recompose. Avec la densification de l’image, l’abstraction apparaît.

Peindre sa beauté avant qu’elle ne disparaisse, la rendre aussi sauvage qu’une nature première, monter ses couleurs, sa luxuriance.

 https://gangloffjoel.wixsite.com/gangloffjoel

 

Dessin, Laurent Perche

"In a sea of trees", 2017,

Dessin à la pierre noire sur 324 pages de livres ouverts format poche – 1,60 x 3,90 m

Dans son conte « Le baron perché », Italo Calvino tisse la trame d’un monde possible – une forêt-monde – où le lecteur se trouve littéralement projeté, invité à partager le point de vue de son héros sur son univers. Lorsque j’ai formé cette image « in a sea of trees », qui est aussi une réflexion sur notre relation au temps, à la matière et à la culture, j’ai à mon tour pensé le dessin comme un tissage s’appuyant sur une trame écrite, une image jaillie des livres. De fait, cette image est multiple, emplie d’autres images : « ceci n’est pas une forêt » aurait dit Magritte ; c’est en tous cas un univers, une forêt construite dans laquelle le spectateur est invité à entrer.

  

Première exposition : « Ici, maintenant »

En résonnance avec la 14ème Biennale d’Art Contemporain de Lyon

Taverne Gutenberg – 2017

 

Laurent Perche, architecte plasticien

 Architecte de formation et également plasticien, Laurent Perche s’attache inlassablement à relier pratique de l’architecture et démarche artistique personnelle, convaincu que ces deux exercices se nourrissent mutuellement : Sa démarche en tant qu’architecte est singularisée par une réflexion sur la fonction et l’identité de l’habitat comme espace à vivre, reliée à la question « comment habiter le monde aujourd’hui ? » ainsi qu’une pratique de la construction responsable, consciente de son impact mais aussi de son tribut à notre environnement et au devenir de celui-ci.

Par l’expression artistique, il aborde des questions qu’il tente de résoudre par la construction. Dès lors, il multiplie les expériences artistiques, que ce soit sous la forme de productions personnelles, de projets collaboratifs ou collectifs. Laurent Perche développe en art un univers où se côtoient conjointement des travaux autour de l’installation et de l’image, reliés par la pratique intense du dessin. Ses productions illustrent une question importante, notamment en architecture, qui est celle de la représentation du monde actuel et du monde à venir.


 


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